Sureda fa temps

Des histoires de Sorede dans les pyrénées orientales...

le 03-04-2009 16:40

JOSE TORRANO (suite)

Une incroyable histoire.

 

Dans mon enfance, nous côtoyions les enfants de réfugiés Espagnols ou italiens sans faire de différence entre nous les enfants du pays, nous étions des enfants, c'est tout, des enfants du monde. Les parents avaient un autre accent que nous mais nous n'y faisions pas attention, c'étaient les parents d'André, de Ginette, d'Albert et pour ma part j'avais l'impression qu'ils avaient toujours vécu ici.  J'ignorais à quel point ils avaient souffert....

Quitter son pays, ses racines, pour un autre pays inconnu, se sauver afin de vivre libre, de vivre tout court.

C'est ce que fit José, cet ami que je connais depuis longtemps et dont j'ignorais l'histoire, José qui représente tous ces gens qui franchissaient les Pyrénées avec tout ce qu'ils avaient pu emporter, José qui prit un mouton errant avec une corde et qui l'emmena avec lui. Fuir, il fallait fuir ce pays tant aimé, fuir cette guerre civile, j'imagine à quel point ce fut douloureux.

Ce qui suit je l'ai copié sur "l'accent catalan" , c'est l'histoire de JOSE.

 

"Il nous raconte (José) comment, orphelin de père et de mère, élevé par sa grand mère, il est engagé à l'âge de 16 ans par la brigade des forces blindées. Il sera auxiliaire chargé de la comptabilité car il est instruit, sait lire et écrire, s'exprime bien. Suivant l'état Major, il quitte son village d'Archena, près de Murcia, et part pour la Catalogne.  Le 17 février 1938, il s'engage dans l'armée de la République Espagnole, connaît la bataille de l'Ebre et la défaite......et la retraite dans le désordre le plus complet, la longue marche sans savoir où il va, en suivant les hordes de réfugiés qui fuient les troupes franquistes.

Chargeant sur son dos tout son avoir, il rentre en France par le Perthus. En chemin il a trouvé un mouton errant, au bout d'une corde. Il le prend avec lui, l'emmène.

Au Boulou, les réfugiés sont cantonnés dans un champ d'oliviers, en face les Thermes. Les secours leur donnent à tous un morceau de pain et de chocolat. Dans la foule qui se presse vers le casse croûte, il perd son mouton. La route reprend; et les mène au camp de Saint Cyprien puis à Argelès.

Curieusement José trouve un autre mouton abandonné, au bout d'une corde qu'il accroche à son poignet. La nuit pendant qu'il dormait quelqu'un en profite pour trancher la corde. mais, atteste José, jamais plus il ne mangera de mouton ou d'agneau.......Ce sera Sorède où avec ses camarades de concentration, il sera engagé pour faire le bûcheron. Sorède sera aussi le lieu où il connaîtra Sylvana, une jeune réfugiée italienne qui deviendra son épouse et dont il aura six enfants. La voix nette de José se brise quand il évoque Sylvana, décédée depuis quelques années......Sans jamais oublier les combats de sa jeunesse et la terrible marche qui le mena en France, sans trop en parler non plus car il a trouvé un havre où replanter ses racines, où reconstruire sa vie."

 

je voudrais terminer en rendant un hommage à Sylvana, son épouse, disparue trop tôt, c'était une femme au grand coeur, elle s'occupa de plusieurs associations et en particulier du secours Populaire, ouverte, elle savait écouter et donner des conseils quand il le fallait.

 

 

Voici un passage du message que Sylvia, la fille de José a lu lors de cette soirée du 31 mars, le voici :

 

A travers lui, rendons hommage à tous ces compagnons qui ont combattu pour la République, ces hommes qui ont lutté contre la dictature et l'intolérance, tous défendaient des valeurs humaines, leur appartenance politique, leur croyance.

Leur soif de liberté et de démocratie.

Nous, tes enfants et petits enfants sommes fiers de tes idéaux et de ton engagement.

Malgré l'exil tu as réussi pleinement ta vie en rencontrant maman. Tu as reconstruit ta famille que tu avais laissée là bas, "tras los montes"

J'ai reçu par internet de nombreux messages de sympathie venus d'Archena, ta ville natale.

Parmi eux il y a 2 hommes, 2 compagnons engagés dans les forces blindées avec toi puis internés à Argelès. Il s'agit de Pascual Rojo Martinez surnommé el feo et Urbano Ayala Palazon qui m'ont chargé de te transmettre ce message : "Aunque la distancia nos separe, nuestros sentimientos estaran siempre con tigo."

Merci à tous et merci encore à toutes les personnes qui oeuvrent pour ce devoir de mémoire.

 


Commentaires

 

1. flu games12  le 30-06-2012 à 09:47:50

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le 01-04-2009 17:26

"RETIRADA" José Torrano héros malgré lui.. (exode)

 

L' Accent Catalan de la République Française

et le 70ème anniversaire de la RETIRADA... 

1939 : José torrano jeune républicain parmi tant d'autres soif de liberté franchit la frontière

 

Pour agrandir le document où les photos...Cliquer dessus.

"Les revues N°52 ET 53 de Février et Mars 2009 du Conseil Général des Pyrénées Orientales a longuement traité cet évènement et a permis de mettre l'accent et faire découvrir l'histoire incroyable du sorédien "José Torrano". .  

Qui reconnaîtrait en ce jeune homme, tirant un mouton, notre ami José Torrano ? Bien sur, Sylvia, sa fille le reconnut tout de suite et téléphona au Conseil Général pour leur dire. Voilà pourquoi aujourd'hui, nous pouvons honorer José.

 

Parents, élus et amis autour de José à la salle des mariages de la mairie de Sorède

 

Monsieur l'Ambassadeur d'Espagne.

 

 

Photo ci dessous Intervention de Christian Bourquin Président du Conseil Général des P.O.

 

 

 

 

 

 

José Torrano très ému retrace très brièvement son parcours vers la France via Le Perthus à destination du Camp d'ARGELES SUR MER

 

Sa fille Sylvia a ému par son intervention toute l'assistance

 

José, entre amis lors de la réception en son honneur

 

Toute la famille présente pour honorer le très discret "José"

 

 

 

Intervention du Maire de Sorède Yves Porteix

Un 31 mars 2009 plein d'émotion, une soirée inoubliable pour José Torrano, ses proches et tous ses amis

 

 

 


 
 
le 30-03-2009 20:12

LA CLE

Après le traité des Pyrénées, le 9 mai 1659, nous devenions Français, nous les catalans du nord et ce n'est que trois mois plus tard que nous l'apprenions... Cela ne se fit pas sans mal bien sûr car tout allait changer, notre langue en particulier, le nom des villages, des lieux, j'imagine l'angoisse de nos ancêtres quand on leur annonça que désormais le catalan ne se pratiquerait plus dans les écoles.

Heureusement la langue catalane continue à vivre chez nous et il faut dire que dans mon enfance j'ai connu des gens qui ne connaissaient pas un mot de français. Certains mélangeaient les deux langues et cela faisait des "francisades" assez comiques. Par exemple un jour l'inspecteur d'académie vint rendre une visite à l'école et posa cette question "Qu'est ce qui est transparent ?", un élève leva le doigt et dit "Les garbilles monsieur"(les garbilles, c'est tout simplement le gril) bien sûr l'inspecteur voulait parler du verre.

 

Il y eut parfois des périodes terribles pour les écoliers telles que celles de "la clé".

Un jour le maître arriva en classe avec une clé, cela se passait à la fin du 19ème siècle et il dit aux enfants

"Voyez cette clé ? je vais la donner à celui qui prononcera un seul mot en catalan. Celui qui aura cette clé devra la donner à un autre élève qu'il entendra parler catalan et ainsi de suite jusqu'à la fin de la journée. Le dernier qui aura la clé sera puni."

Catastrophe!!!! qui ne prononçait pas dans la journée des mots catalans ?  en jouant aux billes, ou tout autre jeu de l'époque ils faisaient un sacré mélange de catalan et de français, les maîtres pensaient qu'avec cette histoire de clé ils parleraient un bon français.Ah ! ils faisaient bien attention à l'école mais dès que le portail était franchi on s'en donnait à coeur joie du catalan.

 

Heureusement cette triste époque est passée et aujourd'hui on apprend le catalan dès l'école primaire, notre langue est si riche, si imagée allez traduire "m'estic espiterlat al rapateil d'el sol" intraduisible en français ... .(cela veut dire "je reste étalé en plein soleil" mais les termes sont beaucoup plus forts)

 

Un jour un élève venait de recevoir la clé juste avant midi, que faire ? il voulait s'en débarrasser le plus tôt possible.... Il alla chez un petit camarade et écouta derrière la porte ...Il entendit qu'il disait  en catalan "Je n'en veux pas de l'ouillade" il sortit comme un diable de derrière la porte en disant devant la famille ébahie  :"Tiens, voilà la clé" Je crois que ce ne fut pas du tout au goût du père de famille...Cette petite anecdote fut racontée à mon père par celui qui avait la clé Jacques Puig depuis longtemps disparu.

 


Commentaires

 

1. ghismireval   le 31-03-2009 à 10:20:04

Cela a du etre dur pour ces petit catalans bisou marye

2. smaton  le 02-04-2009 à 14:14:08

Je reconnais la main de Marine

 
 
 
le 24-03-2009 17:57

De qui est la fable ?

Et bien les amis, ça ne se dispute pas au portillon,

Rien, rien de rien, personne n'a trouvé, c'était pourtant facile !!! (quand on connaît la réponse).

 

L'auteur de cette fable était un enfant de quatorze ans qui, en 1783, faisait ses études à l'école militaire de Brienne et qui depuis,

a fait quelque bruit dans le monde sous le nom de  :

NAPOLEON

 

"Vivre vaincu et sans  gloire,

C'est mourir tous les jours."

(c'est encore de lui) 

 


Commentaires

 

1. tessyhen  le 28-03-2009 à 21:01:52

Trop forte Marie, tu es la meilleure.

Bisous

 
 
 
le 23-03-2009 17:08

LE CHIEN, LE LAPIN ET LE CHASSEUR

Ce poème n'a rien à voir avec "Sureda fa temps", c'est que juste je voudrais vous poser une petite colle.

Je l'avais découpé voici bien longtemps dans le petit "écho de la mode" et vous allez devoir deviner qui en est l'auteur..... C'est bien sûr un homme célèbre que tout le monde connaît, je vous donnerais la réponse demain ...

 

Le chien, le lapin et le chasseur.

 

César, chien d'arrêt renommé

mais trop enflé de son mérite,

Tenait arrêté dans son gîte,

Un malheureux lapin, de peur inanimé.

- "Rend-toi ! lui cria-t-il d'une voix de tonnerre

Qui fit au loin trembler les peuplades des bois,

Je suis César, connu par ses exploits

Et dont le nom remplit toute la terre."

A ce grand nom, Jeannot lapin,

Recommandant à Dieu son âme pénitente,

Demande d'une voix tremblante :

-"Très sérénissime mâtin,

Si je me rend, quel sera mon destin ?"

-"Tu mourras" -"Je mourrai, dit la bête innocente ,

Et si je fuis ? " -"Ton trépas est certain."

-"Quoi ? reprit l'animal qui se nourrit de thym,

Des deux côtés je dois perdre la vie ?

Que votre auguste seigneurie

Veuille me pardonner, puisqu'il me faut mourir,

Si j'ose tenter de m'enfuir."

Il dit et fuit en héros de garenne.

Caton l'aurait blâmé. Je dis qu'il n'eut pas tort,

Car le chasseur le voit à peine,

Qu'il l'ajuste, le tire....et le chien tombe mort.

Que dirait de ceci notre bon La Fontaine ?

Aide-toi, le ciel t'aidera.

J'approuve fort cette méthode là.

 

 

Alors vous avez deviné ?  A demain pour la réponse....

 


Commentaires

 

1. nono66  le 29-03-2009 à 00:28:45

i son tro beau c animaux

A.S

édité le 29-03-2009 à 00:29:25

 
 
 
le 22-03-2009 11:34

LA VIEILLE ET LE MOIS DE MARS (Els dies de la vella)

Tout le monde connaît bien les Saints de Glace,(1) c'est à dire des jours de printemps où il peut encore faire froid, chez nous, nous avons en plus les jours de la Vieille.

Ceci est une vieille légende que nos anciens racontaient, il y a certaines variantes mais l'histoire est la même ainsi que les paroles en catalan. Je vous sens bien impatients de la connaître mon histoire ? La voici donc telle que l'on me l'a racontée voici bien des années.

 

Nous sommes au trente mars, voici bien bien longtemps de cela, une belle journée ensoleillée,  les arbres fruitiers étaient en fleur, la nature s'éveillait après un long hiver assez rigoureux.

La vieille était ravie, qui était la vieille ? une bergère qui vivait dans la campagne et qui gardait son troupeau .

Je ne sais ce qui lui prit mais sans doute dans l'euphorie de voir le printemps bien arrivé, elle se mit à insulter le mois de mars....allez donc savoir pourquoi ?

 

"Mars, marcell, no has tingut la pell,

De cap vaca ni vedell ni ovella,

Ni porcell ni cabra ni cabrit.

Mal haja, are qu'est partit."

 

(Mars, marcell, tu n'as pas eu la peau d'aucune vache ni veau  ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau,

Maudit sois tu maintenant que tu es parti.)

 

Il n'en revenait pas le mois de mars, se faire insulter comme ça, par une vieille et bien elle allait voir, la vengeance serait terrible, il interpella le  mois d'avril qui attendait avec impatience son entrée et lui dit ceci :

 

"Abril gentil, deixa-m'en un, deixa-m'e'n dos,

deixa m'e'n tres i un qu'en tinc faran quatre

i totas las ovellas de la vella vull pernabatre." 

 

(Avril gentil laisse m'en un (un jour), laisse m'en deux, laisse m'en trois et un qui me reste feront quatre et tous les moutons de la vieille je veux abattre.)

 

Le trente et un mars, il fit un froid terrible, les trois premiers jours d'avril  il y eut une tempête de neige, qui détruisit tout et tua tous les moutons de la pauvre vieille  tous ? non, il lui en resta un qui s'était caché sous ses jupons. (peut être l'agneau pascal)

 

Voilà notre légende de la "vieille" et s'il fait froid pendant ces quatre jours, ne vous étonnez pas c'est encore le mois de mars qui a la rancune tenace, c'est "les jours de la vieille".

 

(1)Juste une petite explication sur les Saints de glace qu'il ne faut pas confondre avec les cavalier de glace,

les saints de glace se fêtent les 11, 12, et 13 mai , ce sont : Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais alors que les cavaliers de glace sont : Saint Georges le 23 avril, Saint Marc le 25 avril et Saint Eutrope le 30 avril.

 


Commentaires

 

1. tessyhen  le 22-03-2009 à 23:09:29

Les cavaliers de glace, les jours de la vieille, les saints de glace, que de périls guettent encore nos pauvres arbres fruitiers. Il leur en faut du courage pour que nous puissions nous régaler de leurs fruits..... Soyons leurs reconnaissants lorsqu'ils nous donnent satisfaction et indulgents lorsque ces épreuves leurs sont fatales.
Bisous Marie

2. nono66  le 29-03-2009 à 00:30:47

c le crist il et tro bo sou la neige !!!

A.S

édité le 29-03-2009 à 00:31:28

 
 
 
le 20-03-2009 10:09

PRINTEMPS

Oui, je crois bien que aujourd'hui c'est vraiment le printemps, le temps est magnifique, les oiseaux chantent et roucoulent, hier pour la première fois j'ai entendu la huppe mais je sais qu'elle est là depuis quelques jours.

Après la huppe, viendront les hirondelles et enfin, le roi de tous les oiseaux, le beau loriot.

 

 

 

cerisier en fleur

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est dure la montée.

Il est très difficile à voir le loriot mais si un jour vous avez la chance de l'apercevoir dans son envol, vous serez ébloui par sa beauté, sa couleur jaune vif pour le male et un peu verdâtre pour la femelle.

 

Hier, nous nous sommes promenés sur la route de Notre Dame du Château, Antoine, Arnaud qui a 12 ans et moi.

Je voulais prendre des photos de Sorède maintenant afin de le comparer au Sorède en 1900.

Alors que les mimosas se fanent, les cerisiers sont en fleur, c'est magnifique, nous avons vu et entendu des milliers d'abeilles qui butinaient.

 

 

La nature s'éveille petit à petit mais....attention les jours de la vieille ne sont pas passés...Vous ne connaissez pas les jours de la vieille ? d'accord, je vous la raconterai mais pas aujourd'hui, il fait trop beau et en attendant, méfiez vous du mois de mars, et surtout ne vous moquez pas de lui, comme avait fait la vieille, vous risqueriez

 de vous en mordre les doigts. 

 

 

 

 

 

 

Sorède autrefois

 


Commentaires

 

1. ghismireval  le 20-03-2009 à 13:51:59

z ai passé la matinée a regarder ton blog.
Un très beau blog et surtout bien écrit.
Tu parles très bien de ton village tes histoires sont magnifiques ont les vies !!
Reste comme ça, tu es quelqu'un de formidable.
Bizouzzzzzzzzzzzz

2. horizon66  le 21-03-2009 à 13:35:50

Salut, une petite visite chez toi qui fait toujours plaisir je pense, ton blog est vraiment splendide, que du bonheur,gros gros bisous.

3. nono66  le 29-03-2009 à 00:32:50

c moi !!!
fodra quon en refasse une balade

A.S

 
 
 
le 14-03-2009 10:41

LA FONTAINE ET LE ROSSIGNOL

Vous souvenez vous ? je vous ai déjà parlé de cette vieille fontaine des "Sabater", on y accédait par un petit sentier au milieu des micocouliers, au bord de la rivière, près de la passerelle. Comme il était agréable ce petit coin de Sorède, endroit plein de fraîcheur où l'on aimait venir après une journée torride de l'été.

l'eau qui coulait constamment ne dérangeait en rien les "sabater" (araignées d'eau) qui, imperturbables , avançaient par à-coups dans le bassin.  

tout ceci se trouvant dans le village, un jour on construisit des maisons, on arracha les beaux micocouliers et on déplaça la fontaine qui , depuis ne coule plus.

Jérome, fit une petite poésie de cet évènement qui le marqua bien sûr, mais le poète peut-il lutter contre le progrès ? Tout cela se passait en 1971....

 

MEDITATION

 

Dans les ramures près d'une fontaine, un rossignol chantait,

C'était dans la nuit calme, quand débute l'été,

Je me plaisais beaucoup d'écouter le duo,

d'une trille agréable, des murmures de l'eau.

Aussi le soir venu étant sur ma terrasse,

Dans la brise légère, je restais en extase,

Du rendez vous musical que donnait la nature,

De l'oiseau musicien qu'accompagne l'eau pure.

Quelques étés durant, le festival fidèle,

Retrouvait ce beau site près d'une passerelle,

Qui enjambe un cours d'eau descendant de l'Albère,

Longeant une petit bois du lieu dit "La rourède".

Ceci était trop beau pour nos temps actuels,,

Qui comprend le poétique dans le sens du réel,

(Le chant du rossignol, on le passe à la télé,

Le gazouillis de l'eau on l'entend à l'évier).

Au nom du saint progrès, on détruit la nature,

La fontaine fut dégradée, les oiseaux disparurent,,

Les arbres étant coupés, on découvrit l'austère,

Comme après la bataille où se trouve la guerre.

Je sais me direz vous, soyez plus raisonnable,

Vivre votre passé ce n'est plus agréable,

Soyez de notre temps, admirons le progrès,

Ayons les pieds sur terre, sachons nos adapter.

A ceux là, je répond, "Sachez doser les choses,

Je ne suis pas d'accord et en voici la cause,

Notre époque de l'abstrait a chassé le réel,

Et transforme en robot tout ce qui est mortel,

Surtout ne touchez pas ce qui est poétique,

Les arbres, les oiseaux et la belle musique.

Redonnez à nos peintres les goûts du temps passé,

A tous nos littéraires, des écrits plus sensés,.

Rendez dans nos églises tout ce qu'on élimine,

Ce que Dieu nous donna, la parole divine,

Le mystique est la base de ce qui est humain,

Le protéger sera le progrès de demain.

Le modernisme ainsi deviendra plus concret,

L'homme ne doit pas vivre en sujet minuté,

Vous aimerez ainsi la nature, ce qui est beau,

Le chant des rossignols, les murmures de l'eau.

 

De cette méditation gardez en souvenance,

Et si j'écris ceci c'est que vraiment je le pense

Le progrès est une arme, double en est le tranchant,

Il porte en lui le bien mais aussi...le néant.  

J Margail

 

Jérome avait ajouté un quatrain écrit en rouge disant "voir l'affaire d'Argenteuil décembre 1971, je ne sais pas de quoi il veut parler, peut être quelqu'un d'entre vous saura me le dire ?

 

On enlève à l'homme ses goûts pour la nature

On le case ensuite dans d'immense ruchers,

On détruit sa dignité, la raison en est sûre

On fera de la sorte, l'être numéroté. 

 

Moi, je pense que le retour vers la nature est en train de se faire, par la force des choses bien sûr, énergies renouvelables, énergies gratuites que nous donne la nature mais saurons nous encore écouter le rossignol ?

 


Commentaires

 

1. galerieangie  le 14-03-2009 à 11:27:37

je suis pour la nature!!!!
très joli coin et un beau site!!!
passez d'agréables moments et à la prochaine

2. A.S.  le 14-03-2009 à 12:20:47

Et si j'écris ceci c'est que vraiment je le pense

Le progrès est une arme, double en est le tranchant,

Il porte en lui le bien mais aussi...le néant.
*************
Une belle conclusion de Jérôme que j'avais souvent entendu de son vivant....smiley_id117194

3. horizon66  le 21-03-2009 à 13:36:27

Salut, une petite visite chez toi qui fait toujours plaisir je pense, ton blog est vraiment splendide, que du bonheur,gros gros bisous.

 
 
 
le 09-03-2009 14:29

LE PAILLAROT

Vous souvenez vous des marchands ambulants qui passaient dans les rues ? 

Le matin, c'était la poissonnière sur un vélo moteur, une caisse de poissons tout frais derrière, recouverts d'un sac en jute,  une balance ou elle mettait le poids désiré et  on emportait le poisson bien enveloppé dans du papier journal.

Le marchand de charbon, "al carbou d'alzine, carbou dones al carounné arribat"( le charbon de chêne, charbon mesdames, le charbonnier est arrivé) et comme en meme temps il vendait des anchoies, il terminait par "anchobe de Cotlliure"

Le marchand de boules contre les mites (naphtaline), il passait sur un vélo et s'annonçait avec un porte voix, en plus, il chantait une chanson, toujours la même, pour se faire entendre "je t'aimerai la nuit le jour, t'aimerai toujours ma belle....." et c'était toujours la même rengaine.

Xicola avec son épicerie ambulante il klaxonnait et tout le monde sortait avec son panier.

La marchande de gâteaux de Saint Paul, les bons croquants, elle  venait spécialement de Saint Paul de Fenouillet.

Les ramoneurs, tout noirs avec leurs outils sur le dos.

Le rétameur, "el paroler" qui rétamait fourchettes et cuillères et réparait les casseroles et les bassines.

et j'en oublie , j'en suis sûre....Mais il en est deux que je n'ai jamais oubliés, c'est les "paillarots".

Ils venaient d'Argelès,où ils résidaient, sur une charrette tirée par un vieux cheval. Lui, était aveugle, il avait un clairon  dans lequel il soufflait de temps en temps pour annoncer leur arrivée, jamais sur la charrette, il marchait derrière, se tenant  aux ridelles, coiffé d'un béret ou d'une casquette. Sa femme conduisait le cheval assise sur la charrette, coiffée à la Jeanne d'Arc, et elle criait de temps en temps "PAILLAROTS", on leur donnait de vieux chiffons et surtout des peaux de lapin qu'elle pendait sur le côté.

Nous, les enfants étions très impressionnés car lorsque nous n'étions pas sages, nos parents nous disaient "Je vais te vendre au paillarot", inutile de vous dire que dès que nous entendions la charrette arriver, nous nous cachions. Un jour pourtant, nous étions restés et la dame s'était adressée à nous et nous avait dit : " Vous savez les enfants, il n'y a plus d'eau à la mer, les parisiens sont venus avec des paniers et ont tout emporté"

et on y avait cru bien sûr.

 

Ajoutons à tout celà les cris des enfants qui jouaient , la chanson des battoirs des lavandières à la rivière, les éclats de rire (mais sait-on encore rire?)et de voix  dans les rues, les derniers chevaux revenant à l'écurie aprés une journée de labour, le marteau et l'enclume du forgeron sur la place avec cette odeur de corne brulée,oui, vraiment Sorède était très vivant.

Aujourd'hui,Il m'arrive parfois quand je vais faire des courses, de traverser le village sans voir âme qui vive,

pourtant la population a plus que doublé. Sachons nous adapter.....

 


Commentaires

 

1. PP  le 09-03-2009 à 22:56:33

C'est çà aussi..."Sureda fa temps"...smiley_id118882

2. tessyhen  le 11-03-2009 à 21:23:30

Et oui, ça se passait comme ça. Les "paillarots" on disparu, les marchands ambulants aussi, si on a besoin d'une vis, on achète le sachet, on appelle la Sté de services pour remplacer une vitre....
Maintenant on veut nous imposer les fromages aseptisés, la charcuterie en vitrine réfrigérée, le poisson en filets surgelés, etc, etc.... et avec toutes ces précautions qui tuent le goût, on traite deux fois plus de gastros. Cherchez l'erreur.

Ainsi va l'évolution.

Mais nous resterons néanmoins optimistes Marie

 
 
 
le 04-03-2009 10:58

SOREDE EN 1867

J'ai trouvé dans de vieux papier, un annuaire  donnant les statistiques, (historiques, administratifs, agriculture, commerce et industrie) des Pyrénées Orientales, dont l'auteur est P. Deville. Bien sur, on y parle de tous les villages du département et bien entendu de Sorède. Voici donc ce qu'était notre village en 1867.

 

Sorède en 1900 environ

CANTON d'ARGELES.

 

Il compte douze communes, comprenant ensemble 17 257 âmes. Sa superficie est de 56 254 hectares.

Ce canton est desservi par la route impériale n° 114, par la route départementale n° 7 et par la voie ferrée de Perpignan à Port Vendres.

 

SOREDE : 1338 habitants - 3460 hectares - à 6 kilomètres à l'ouest d'Argelès, à 20 de Céret et à 21 de Perpignan, au pied des Albères, dans un vallon très accidenté et très pittoresque.

Le micocoulier est cultivé sur une grande échelle dans cette commune, qui, il y a quelques années était la seule se livrant à cette culture.

L'église de Sorède est un beau monument de l'époque romane.

A trois kilomètres au sud-est du village, on aperçoit, sur une montagne dépendant des Albères, l'ermitage de Notre Dame du Château, dont la chapelle a succédé en 1675 à une autre chapelle plus ancienne bâtie dans l'enceinte du château d'Ultréra. Par son élévation au dessus du niveau de la mer et de la plaine du Roussillon, qu'il domine ce lieu offre un coup d'oeil grandiose. Aux environs de cet ermitage, sont les ruines du vieux château d'Ultréra, anciennement Vulturaria, qui parait avoir été construit par les Goths pour la garde du défilé de la Massane. L'histoire mentionne la prise de ce château en 673 par Wamba, roi des Visigoths.

Le maréchal de Schomberg en fit le siège en 1675, et on désigne encore par le nom de "Camp des Français le lieu qu'occupèrent ses troupes.

Annexes : Lavaill

Produits : Bois de micocoulier, huile, vin de bonne qualité, liège, bois de chauffage, bois pour le charronnage, - Fers, charbon végétal, chaux hydraulique, ébauchons de pipes de bruyère, manches de fouet de micocoulier.

 

Fête patronale : - Le 17 novembre (Saint Assiscle et Sainte Victoire)

 

Sorède a bien changé depuis, autres temps, autres moeurs mais il reste notre joli village, notre Sorède à tous.      

 


 
 
le 27-02-2009 00:44

CARNAVAL - EL TIO TIO -

Avez vous déjà vu un "tio tio " ? Pour les catalans, c'est une tradition qui se fait au Carnaval, au cours d'un bal, en principe, c'est pour le mardi gras.

C'est un groupe de jeunes et de moins jeunes aussi  qui arrivent en chemise blanche, la tête enfarinée...Le premier tient dans ses mains un pot de chambre garni de boudins blanc et noir, de saucisse, le tout baignant dans un liquide rosé qui n'est autre que du vin, il a accroché à sa chemise un papier que le deuxième essaie d'enflammer à l'aide d'une bougie.Tous les autres suivent en se tenant mutuellement la chemise et en chantant "el tio tio". Le premier avec son pot fait déguster aux spectateurs le contenu (c'est un pot tout neuf bien sûr) Mais d'où vient cette tradition ? Bien sûr Jérôme va  nous le dire....

 

"Le "tio tio" est une mascarade très ancienne, elle fut pratiquée vers la fin du 18ème siècle et son origine nous vient de catalogne sud (Camprodon)mais aussi du haut Vallespir (Prats de Mollo et Saint Laurent de Cerdan)

 

Un groupe de jeunes gens, voulant terminer les fêtes de carnaval, se mirent d'accord pour faire un réveillon mais cette fois ci en chemise de nuit.

Ils se réunirent donc dans la maison de l'animateur de la bande qui était un vieux garçon.

Ils se mirent donc tous en chemise et en bonnet de nuit à pompon et prirent place dans une pièce bien chauffée aux tisons, pendant ce temps, le maître de maison préparait le grand festin.

Ce dernier était un peu désordonné et dans la pièce qui lui serait de chambre et de réserve à vivres, tout était pêle-mêle ce qui fut la cause de la mésaventure carnavalesque.

Pendant qu'il préparait le régal, un malheureux matou, se trouvant dans la pièce aux hommes en chemise, cherchait à se sauver et d'un bond il sauta tous ses tortionnaires  et passant par la chambre réserve, fit basculer la lampe à huile (l'électricité n'était pas encore inventée).

Le pauvre maître de maison chercha dans l'obscurité une bassine pour mettre les boudins et saucisse  à faire griller, croyant l'avoir trouvée, il plaça tout à l'intérieur (c'était en réalité son pot de chambre). Une de ses bonnes bouteilles se brisa juste à ce moment là et le bon vin arrosa le tout.

 "Venez vite, allumez moi" cria -t-il. Bien sûr ses amis accoururent tenant dans leurs mains un tison pour éclairer la scène. Ils le trouvèrent donc, le vase de nuit dans les mains, bien garni de boudins et de bonnes choses, sur le derrière de sa chemise, un papier crasseux s'était accroché et comme il avait demandé de l'éclairer, toute la bande le suivit mais ne purent pas allumer le papier.

Et le groupe se mit à chanter :

 

Jo te l'encendré a m'el tio tio tio

Jo te l'encendré a m'el tio el paper.

 

(Je te l'allumerais avec le tison tison tison

Je te l'allumerais avec le tison, le papier)

 

Depuis ce temps là, la tradition se perpétue et je pense durera encore très longtemps.

   

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 27-02-2009 à 07:48:16  (site)

sympa le carnaval bonne journée

2. tessyhen  le 28-02-2009 à 21:43:22

Ton histoire de "El tio tio" me fait penser au vase présenté aux nouveaux mariés après la nuit de noce. Pourrait-il y avoir un lien de cause à effet ? ? ?
Il faut faire en sorte que perdurent ces traditions, nous en avons tellement perdues en si peu de temps.

édité le 28-02-2009 à 21:44:29

3. nono66  le 29-03-2009 à 00:34:09

c koi cette photo tu mlavai pa dit !!!
aaaaaaaaa
fodra en mettre une nouvelle

A.S

4. nono66  le 29-03-2009 à 00:34:15

c koi cette photo tu mlavai pa dit !!!
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fodra en mettre une nouvelle

A.S

 
 
 
le 23-02-2009 10:07

LES ERMITES EN ROUSSILLON (16ème et 17ème siècle)

Le journal des Pyrénées Orientales qui paraissait à la fin du 19ème siècle était reçu par bien des roussillonnais exilé à la capitale.

ermitage de N D du Château

 

Souvent, le mot ERMITE apparaissait en gros caractère : " On demande un ermite pour la chapelle de x... s'adresser au curé de x..." imaginez l'étonnement des amis parisiens de nos catalans :" Ben dit' donc chez vous on demande des ermites comme on demande des cordonniers..."

Voilà bien longtemps que ce journal a disparu et avec lui, les ermites qui n'étaient certes pas des saints c'est certain. Toutefois, bon nombre gardaient cette foi catholique et surtout catalane.

Ces ermites, vivaient bien sûr dans leur ermitage, chaque jour ou presque ils allaient dans la plaine avec leur "capallète" (sorte de petite chapelle qui contenait l'effigie de la vierge)qu'ils portaient aux habitants des villages environnants.

Ils recueillaient ainsi quelques francs pour pouvoir manger s'occuper des alentours de l'ermitage et de la chapelle afin de recevoir les pèlerins en été.

A Sorède, nous avions l'ermite de Notre Dame du Château mais aussi celui de Saint Férréol qui étaient un peu en concurrence.

L'ermite de Saint Ferréol de la Pava avec Monsieur et Madame Aubert au mas Llinas.

 

A N.D. du Château, nous avons toujours conservé cette capallète et elle fut restaurée voici quelques années.

Le dernier qui eut l'honneur de porter cette capallète s'appelait Laurent Porteix mais il était plutôt connu par son surnom  "en zou". Il était berger , menant son troupeau de chèvres un peu partout dans nos chères Albères, pourtant un jour il dut arrêter son travail  et ne sachant où aller, il devint l'ermite du Château.

Pendant quelques années donc il apporta l'image de la vierge dans les chaumières, il mourût un soir de novembre, sans bruit, comme il avait vécu. Ce fut le dernier ermite...

Je terminerais par ces quelques lignes en catalan que Jérôme écrivit sur lui :

 

Chapelle Saint Ferréol

 

Ara, ja fa temps qu'ès mort en Llorenço

Al cel ten la seu plaça en un félis raco,

Que la verge Maria de grat l'in va gorda,

De vé estat sos la terra el derrer ermita.

 

(Voici déjà longtemps qu'il est mort Llorenço, au ciel il a sa place dans un joli coin

Que la Vierge Marie en reconnaissance lui a gardé

Pour avoir été sur la terre le dernier ermite.)

 

ruines de la dernière demeure de l'ermite de Saint Ferréol qui jouxte la chapelle.

 

 

 

Albert Bueno dans le rôle de l'ermite de Notre Dame du Château tenant la capallète.

 

Rappelons que chaque année, pour le péssèbre à Notre Dame du Château, nous sortons la capellète et nous mêlons notre "Ermite" aux bergers pour l'adoration de Jésus.

 


 
 
le 21-02-2009 07:15

PHILIPPE LE HARDI

Nos avons laissé l'armée de Philippe le Hardi dans le lieu dit de La Pave où Sabine et Cinto avaient trouvé la mort.

vue de la plaine, prise de la Pave

 

Les moines de Saint André avaient l'habitude d'emprunter cette ancienne voie romaine pour rejoindre l'Emporda et le monastère de Rodes, ce sont eux donc qui guidèrent l'armée Française à travers les Pyrénées.

Cette voie suivait le vallon de Montbram pour aboutir au col de la Massane.

Et voilà donc notre armée partie vers l'Espagne semant la désolation partout où elle passait, n'oublions pas que la ville d'Elne qui leur avait résisté fut entièrement détruite, il ne resta qu'un survivant parmi les combatants que le roi avait épargné grâce à son courage il' s'appelait "Le bâtard du Roussillon", c'était le 25 mai 1285.

Les voilà arrivés devant la ville de Gérone, la commence le siège qui dura jusqu'au 7 septembre 1285 date à laquelle l'armée française envahit la ville.

La montagne au dessus de la Pave

 

 

Si vous allez à Gérone, n'oubliez pas de visiter la cathédrale où se trouve le tombeau de Saint Narcisse, c'est ce dernier que les soldats violèrent et c'est de là que s'échappèrent des mouches, piquant les français qui tombèrent malade aussitôt. Et parmi eux se trouvait le jeune officier  mais aussi le roi Philippe le Hardi.

Il fallut donc faire demi tour, rentrer en France, c'est sur une litière que l'on ramena le roi qui mourut  le 5 octobre 1285 à Perpignan. Les obsèques solennelles eurent lieu à la cathédrale de Narbonne où ses chairs furent inhumées, ses ossement furent ramenés à Paris et furent déposés à Saint Denis où il repose parmi ses ancêtres.

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 21-02-2009 à 09:19:46  (site)

france profonde bien bon wk

 
 
 
le 14-02-2009 10:43

BONNE FETE A TOUS LES VALENTIN ET VALENTINE

Bonne fête à vous tous les amoureux.

 

Aujourd'hui, je vais vous donner le calendrier des anniversaires de mariage. Au fait quelles noces fêtez vous cette année ?

NOCES  DE....

 

  1 an,   coton .........................................15 ans,    cristal

       2 ans,   papier........................................20 ans,   porcelaine

  3 ans,  cuir............................................25 ans,   argent

                                     4 ans, cire.............................................30 ans,   perle

                                     5 ans, bois.............................................35 ans,   rubis

                                     6 ans, chypre..........................................40 ans,   émeraude

                                     7 ans, laine............................................45 ans,   vermeil

                                     8 ans, coquelicot......................................50 ans,   or

                                     9 ans, faïence.........................................60 ans,    diamant

                                    10 ans, étain...........................................70 ans,    platine

                                    11 ans, corail...........................................75 ans     Albâtre                           

                                    12 ans, soie............................................80 ans,    chêne

 

                                                pour les 85 et 90 ans, on verra plus tard.

 

 

 

                         

 


 
 
 

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